Expositions, conférences, publications

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Toutes les conférences ont lieu à l’auditorium des Archives.

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Programme culturel 2016 - 2017

Retrouvez toutes les activités proposées par les Archives départementales et métropolitaines : expositions, colloques, conférences, ateliers de recherche, cours de paléographie, journées portes ouvertes.

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Programme complet

Mercredi 8 mars 2017 de 14h à 18h

Archives de femmes : collecter, étudier, valoriser​

Dans le cadre de l’opération de collecte des archives de femmes annoncée par le Ministère de la Culture et de la Communication, une demi-journée d’études est organisée par les Archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon, la Bibliothèque Diderot de Lyon et le LARHRA (Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes)

Mercredi 8 mars 2017 de 14h à 18h

aux Archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon,

34 rue du Général Mouton-Duvernet, 69003 Lyon.

Conférence : « Les femmes, actrices et sujet de l’Histoire »

Muriel Salle (Université Lyon 1, LARHRA)

Table ronde : « Que sont les archives de femmes ? »

Philippe Lejeune (Association pour l’Autobiographie et le patrimoine autobiographique), Manuela Martini (Université Lyon 2, LARHRA), Cécile Ottogalli (Université Lyon 1, CRIS), Vincent Porhel (Université Lyon 1, LARHRA) et Marianne Thivend (Université Lyon 2, LARHRA)

Echanges avec la salle : « Déposer ses archives. Pourquoi ? Comment ? »

Karine Bastide, Adeline Chanellière et Sophie Malavieille (Archives départementales et métropolitaines)

Table ronde : « Les études de genre en Rhône-Alpes »

Christine Boyer (Bibliothèque Diderot), Cécile Favre (Université Lyon 2, ERIC), Elodie Hoppe (Université Lyon 2), Muriel Salle (Université Lyon 1, LARHRA) et Marianne Thivend (Université Lyon 2, LARHRA)

Conférence autour d’une correspondance inédite de Simone de Beauvoir

Karine Bastide, Marine Rouch (Université de Toulouse Jean Jaurès, FRAMESPA / Université de Lille Charles de Gaulle, ALITHILA) et Muriel Salle (Université Lyon 1, LARHRA)

Jeudi 23 mars 2017, 18 h00

La Nef des fous : être malade à l’hôpital du Vinatier au XXe siècle​

Depuis son ouverture en 1868, l'hôpital du Vinatier accueille une population variée, dont témoignent de nombreux documents. En partant d'un registre matricule d'inscription des malades, la conférence retrace le suivi médical d’un patient et présente les différentes sources pouvant compléter son histoire dans cet établissement. ​

Isabelle Von Bueltzingsloewen, professeure à l’Université Lyon II.

Marie-Ange Villeret, archives départementales et métropolitaines (archives hospitalières).​

Jeudi 6 avril 2017, 18h00

Blanc et -Demilly, « un double regard, une seule signature »​

Théo Blanc (1891-1985) et Antoine Demilly (1892-1964) sont deux figures marquantes et méconnues de la photographie française. De 1924 à 1962, ils ont dirigé l’un des studios les plus en vue de Lyon. À partir d’un album de photographies de 1939 concernant certaines réalisations du Département du Rhône, la conférence permet de comprendre l’ambiguïté du médium photographique, entre exigence documentaire, rigueur commerciale et sensibilité artistique. La présentation développera également la place et l’apport des deux Lyonnais dans un contexte plus général d’approche historique et mondiale de la photographie comme un art.

Damien Voutay, directeur du D. U. Droit et fiscalité du marché de l’art à l’Université Lyon III.

Fanny Eyraud, archives départementales et métropolitaines (fonds figurés).

Jeudi 11 mai 2017, 18h00

La maison de teinture Gillet dans la ville du XIXe siècle : croissance et nuisances​

La famille Gillet a joué un rôle essentiel dans le développement de l’industrie chimique et industrielle à Lyon au XIXe et au XXe siècle. Deux dossiers illustrent notamment le difficile équilibre – toujours d’actualité - entre les nuisances liées à l’activité industrielle et la nécessité de celle-ci pour la ville.

Hervé Joly, directeur de recherche au CNRS.

Anne Mingous, archives départementales et métropolitaines (fonds contemporains).

Nos conférences passées.

Jeudi 16 février 2017, 18h00

AUSCHWITZ, LIEU DE MÉMOIRE
Conférence d'Annette Wieviorka, directrice de recherche émérite au CNRS​

En cette année 2017 où sera commémoré, à Lyon, le 30e anniversaire du procès de Klaus Barbie, les Archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon accueillent depuis le 27 janvier une exposition conçue par le mémorial de la Shoah: Auschwitz-Birkenau, l'industrie de la mort.

En lien avec le voyage à Auschwitz proposé chaque année à des collégiens par le département du Rhône et la métropole de Lyon. C'est une invitation à revenir sur les événements dramatiques qui ont marqué notre pays et, tout spécialement, la ville de Lyon qui a payé un lourd tribut à l'Occupation. La conférence d'Annette Wieviorka, qui a consacré l'essentiel de sa carrière scientifique à l'étude de la Shoah, permet de prolonger cette réflexion et de réfléchir à ce qu'Auschwitz représente encore aujourd'hui pour nos contemporains.​

Annette Wieviorka est directrice de recherche émérite au CNRS. Issue d'une famille victime de la Shoah - ses grands-parents paternels, fuyant la misère de leur Pologne natale, ont été arrêtés à Nice et sont morts à Auschwitz - elle en est devenue une spécialiste internationalement reconnue. Elle a notamment participé aux travaux de la mission d'étude sur la spoliation des biens juifs pendant la Seconde guerre mondiale - dite « commission Matteoli ».
Historienne engagée dans la société, elle a aussi présidé l'association Une
cité pour les Archives nationales qui a joué un rôle déterminant dans la
modernisation des Archives nationales de France et, au-delà, du réseau des services français d'archives. Elle est commandeur dans l'ordre national de la Légion d'honneur et dans l'Ordre national du Mérite.​

Elle a notamment publié:

Ifs étaient juifs, résistants, communistes, Denoël, 1985.

Le Procès Eichmann, Bruxelles, Éditions Complexe, 1989.

Déportation et génocide. Entre la mémoire et l'oubli, Plon,1992, réédition Hachette-Pluriel, 1995,2002

Le Procès de Nuremberg, Ouest-France-Mémorial, Rennes, 1995, Liana Levi 2006.

Auschwitz expliquée à ma fille, Seuil, 2000 (traduit dans une douzaine de langues).

Auschwitz, Robert Laffont, 2004, réédition Hachette pluriel, 2006.

Eichmann. De la traque au procès, Bruxelles, André Versailles Éditeur, 2011, 288 pages.

L'heure d'exactitude, Paris, Albin Michel, 2011 .

On lui doit aussi une biographie du couple de Maurice Thorez: Maurice et Jeannette: Biographie du couple Thorez,

Paris, Fayard, 2070.

Jeudi 9 février 2017, 18h00

Le métier de marchand de soie à Lyon
aux XIxe et XXe siècles​

Le métier de marchand de soie implique de solides connaissances dans les domaines de la sériculture, de la filature, du contrôle qualité, du flottage, du financement, de la stratégie commerciale ...

Jouant un rôle d'intermédiaire, le marchand de soie doit aussi anticiper les besoins de ses clients et leur fournir le type de fil adapté, en fonction des stocks négociés auprès des producteurs.

Les archives de la société Morel-Journel, marchands de soie à Lyon, dévoilent comment cette société traversa et surmonta le déclin de la production de soie européenne depuis 1811, date de sa création

Lors de sa fermeture en 2013, Christian Morel-Journel donna 50 ml d'archives, parmi lesquels une abondante correspondance, des photographies, des affiches présentant le cours de la soie ...

Christian Morel-Journel nous entraîne dans un voyage dans le temps et à travers le monde grâce à la présentation de nombreuses photographies issues du fonds d'archives de la société Morel-Journel.

Christian Morel-Journel, ancien PDG de la société Morel-Journel

Adeline Chanellière, Archives départementales et métropolitaines (fonds privés)

Jeudi 12 janvier 2017, 18 h00

Entre appât du gain et convictions politiques : le dossier de Francisque André, dit Gueule tordue​

Alors que les archives des tribunaux de la période de l’Occupation et de la Libération sont désormais librement accessibles au public par arrêté du Premier Ministre, les Archives proposent d’explorer le volumineux dossier de Francisque André, chef de bande travaillant pour la Gestapo et qui intervint également de sa propre initiative contre des résistants ou des familles juives.

Sylvie Altar, docteur en histoire contemporaine et membre du LARHRA. Elle a soutenu une thèse de doctorat en 2016 sur "Etre juif à Lyon de l’avant-guerre à la Libération​".

Danièle Goubeaux, archives départementales et métropolitaines (service du public).​

Jeudi 1er décembre 2016, 18h00

Rétablir la République : l’installation d’Yves Farge, commissaire régional, à Lyon (septembre-décembre 1944) à travers ses archives​.

En 1944, le général De Gaulle nomme Yves Farge commissaire de la République pour la région rhodanienne. Les archives de son cabinet illustrent la manière dont les services s’organisent dans les mois qui suivent la libération de Lyon, et permettent de revenir sur le rôle et l’action des préfets, sous l’Occupation et à la Libération, et les priorités d’action dans les circonstances exceptionnelles de la fin 1944.

Laurent Douzou, professeur à l’Institut d’études politiques de Lyon, a notamment publié La désobéissance​, histoire du Mouvement Libération-sud​, Paris, 1995, et Lucie Aubrac, Paris, 2009.

Damien Richard, conservateur du patrimoine, est sous-directeur en charge des fonds contemporains aux Archives départementales et métropolitaines.​

Mardi 11 octobre 2016, 17h00

Ouverture des cours de paléographie.​

Initiation à l'histoire de l'écriture d'après quelques documents des Archives du Rhône et de la Métropole​.

Cette première séance est ouverte à tous, sans inscription, dans la limite des places disponibles

Buno Galland, directeur des Archives départementales et métropolitaines.

Sophie Malavielle, conservateur en chef, sous-direction des fonds anciens

Jeudi 29 septembre 2016, 18h00

Revendications citoyennes : le cahier de doléances de Belleville.​

Dans l’imaginaire collectif, les cahiers de doléances dont spontanément associés à la Révolution de 1789. Invités par un roi généreux à dresser la liste des injustices dont ils seraient les victimes, les Français auraient pris conscience de la nécessité de renverser un système monarchique oppresseur. La réalité est quelque peu différente, et il convient de réviser un certain nombre d'idées reçues sur les doléances de 1789.

Quelle est la part des héritages anciens ?

Quelle est l'influence réelle des idées des Lumières sur les rédacteurs ?

Quels changements sociaux et culturels profonds sont décelables dans ces textes ?

Ont-ils joué un rôle dans le déclenchement de la Révolution ?

Quel est leur intérêt pour l'historien ?

Lire le cahier de doléances de Belleville

Autant de questions qui amèneront, dans un second temps, à examiner l'importance prise par les cahiers de doléances de 1789 dans l'histoire de France, au point d’être, aujourd'hui encore, un passage obligé des manuels scolaires.

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Paul Chopelin est maître de conférences en histoire moderne à l'université Jean Moulin Lyon, membre du Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (LARHRA).

Sophie Malavieille est conservateur en chef du patrimoine, directrice adjointe des Archives Départementales et Métropolitaines, en charge des fonds anciens, notariaux, judiciaires et privés.

Jeudi 8 septembre 2016, 18h00

2016, les risques chimiques et les réponses apportées par la sécurité civile​

Cinquante ans après la catastrophe, les réponses apportées par la sécurité civile aux risques chimiques ont considérablement évolué. La conférence fera le point sur l’organisation mise en place au sein du Service Départemental-Métropolitain d’Incendie et de Secours dans ce domaine, en lien avec l’organisation de la municipalité de Feyzin en termes de secours et de prévention.


Avec la participation de :
- Madame Murielle Laurent – Vice-présidente du SDMIS, Vice-présidente de la métropole et 1ère adjointe à la mairie de Feyzin
- Colonel Serge Delaigue, directeur départemental et métropolitain des services d’incendie et de secours ou son représentant

Cette conférence est proposée en clôture de l’exposition itinérante 4 janvier 1966 – 4 janvier 2016 Mémoire d’une catastrophe à Feyzin, présentée par le musée des sapeurs-pompiers Lyon-Rhône aux Archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon du 5 juillet au 8 septembre

Jeudi 2 juin 2016, 18h00

De Madame de Servient au quartier de la Part-Dieu.

Le terrible accident du Pont du Rhône du 11 octobre 1711 qui fit plus de 200 morts, causé en partie par le carrosse de Madame de Servient propriétaire de la maison forte de la Part-Dieu eut des répercussions essentielles sur l’évolution de la rive gauche du Rhône.

Cet accident est le point de départ de cette conférence qui évoquera Madame de Servient, cette femme hors du commun, sa maison forte de la Part-Dieu jusqu’à ses origines et cette donation et son usage par l’Hôtel Dieu du Pont du Rhône devenu les Hospices Civils. Le domaine de la Part-Dieu à partir de la donation aura une histoire urbaine qui passe par la création d’un fort, puis d’une caserne et enfin le début du quartier de la Part-Dieu avec la vente de 1958.

Cette conférence s’appuie sur des documents inédits en provenance des Archives municipales et départementales, et s’inscrit dans le cadre de l’exposition « Femmes du Rhône et de Lyon » présentée aux Archives départementales et métropolitaines.

Maud Roy est historienne des civilisations.

Jeudi 12 mai 2016, 18h00

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L'affaire Vacher​

Les crimes de Joseph Vacher, vagabond assassin qui, entre 1894 et 1897, avoua onze meurtres et en commit peut-être des dizaines d'autres, ont laissé des traces profondes dans les archives et dans la mémoire collective, comme en témoigne notamment, en 1976, le film Le Juge et l'assassin, de Bertrand Tavernier.

Caractère sordide et sadique des meurtres, controverse, aux résonances très contemporaines, sur la responsabilité pénale d'un jeune homme à qui beaucoup reconnaissaient la folie, stupéfaction devant l'immensité de ses vagabondages, essentiellement à pied, à travers toute la France, sont quelques-uns des ingrédients qui composent cette chronique criminelle exceptionnelle.

Le dossier présenté, issu des archives du parquet général de la cour d'appel de Lyon, suit l'ensemble de l'enquête menée, à Belley puis à Lyon, par deux experts: le juge Émile Fourquet, qui reconstitua les itinéraires de Vacher et lui fit avouer ses crimes, et le docteur Alexandre Lacassagne, éminence de la médecine légale lyonnaise, qui lui refusa l'irresponsabilité, aboutissant à sa condamnation à mort et à son exécution le 31 décembre 1898.

Ces documents mettent ainsi en évidence les méthodes innovantes, judiciaires et policières, déployées face à un criminel déroutant: large périmètre d'enquête, examen approfondi des modes opératoires, analyse « scientifique» de l'assassin: l'affaire Vacher fut une étape importante des débuts de l'anthropologie criminelle.

Muriel Salle, maîtresse de conférences à l'Université de Lille l, est spécialiste de l'histoire du genre. Elle a soutenu en 2009 sa thèse sur Genre et Altérité dans les pratiques et les discours d'Alexandre Lacassagne, médecin lyonnais (1843-1924). Ses thématiques de recherche portent sur l'histoire des corps et de la médecine dans une perspective constructionniste. Elle travaille sur les vulnérabilités, particulièrement dans le domaine de la santé.

Damien Richard, conservateur du patrimoine, est sous-directeur chargé des fonds contemporains aux Archives départementales et métropolitaines, après avoir exercé des fonctions aux Archives nationales de France, puis au ministère de la Défense.

Jeudi 7 avril 2016, 18h00

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Marie-Thérèse Bottu de la Barmondière et le collège de Mongré

Conférence de Paul Chopelin et Philippe Rocher

Débat animé par Jean-Pierre Chantin

Ouverture par Olivier Desmules

Alors même que l’exposition des Archives départementales et métropolitaines consacrée à des femmes remarquables du Lyonnais et du Beaujolais permet d’évoquer la figure de Marie-Thérèse Bottu de la Barmondière, dont la générosité permit notamment la fondation du collège de Mongré à Villefranche-sur-Saône, la thèse récente de Philippe Rocher permet de mieux connaître le développement de ce collège jésuite à la fin du XIXe s. et dans la première moitié du XXe s. La conférence proposée permet de replacer la donation de Marie-Thérèse Bottu de la Barmondière et la fondation de Mongré dans le contexte du catholicisme lyonnais et de l’histoire de l’enseignement en France. C’est aussi l’occasion de rappeler la richesse du fonds des archives de la famille Bottu de la Barmondière, fonds conservé aux Archives départementales et métropolitaines.

- Jean-Pierre Chantin, docteur en histoire, chargé de mission à ISERL (Institut Supérieur d'Étude des Religions et de la Laïcité), membre de l’Académie de Villefranche et du Beaujolais.

- Paul Chopelin, maître de conférences à l’Université Lyon 3, a notamment soutenu en 2006 une thèse de doctorat sur Ville patriote et ville martyre. Une histoire religieuse de Lyon pendant la Révolution (1788-1805).

- Philippe Rocher, historien, a soutenu en 2015 une thèse de doctorat sur Un Collège de la Compagnie de Jésus au XIXe-XXe siècle : Notre-Dame de Mongré à Villefranche-sur-Saône (1851-1951).

- Olivier Desmules, directeur de la Culture et du Tourisme du Département du Rhône, est aussi président de l'association des anciens élèves de Mongré

Jeudi 10 mars 2016, 18h00

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Le testament de Louise Labé

Louise Charly ou Charlin, ou Charlieu, dite Louise Labé, dite "la Belle Cordière", est un personnage énigmatique dont on ne connaît ni la date de naissance, ni la date de décès. Fille de cordier, femme de cordier, elle est connue comme poétesse lyonnaise. Pourtant, la paternité de ses Œuvres, publiées par le célèbre imprimeur lyonnais Jean de Tournes en 1555, et rééditées par le même en 1556, a été récemment contestée dans une querelle érudite dont le milieu académique a le secret.

Par delà les certitudes, les doutes et les interrogations, des documents d'archives, peu nombreux, permettent pourtant de documenter certains aspects ou épisodes de la vie de Louise Labé. Tel est le cas du testament qu'elle fit, malade et alitée, à Lyon le 28 avril 1565. C'est à travers ce document notarié, très commun et très codifié à son époque, qu'on essaiera de révéler, au-delà de la "créature de papier" qu'elle fut peut-être, un peu de la vérité de la femme de chair et d'os qu'elle fut vraiment.

Dominique Varry, agrégé d’histoire, est professeur d'histoire moderne à l'École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques (ENSSIB), et directeur du Centre Gabriel Naudé (EA 7286). Il est spécialiste d'histoire du livre et d'histoire des bibliothèques, sujets sur lesquels il a publié ou dirigé plusieurs ouvrages.

Sophie Malavieille est conservateur en chef du patrimoine, directrice adjointe en charge des fonds anciens, notariaux, judiciaires et privés aux Archives départementales et métropolitaines..

Jeudi 17 mars 2016, 18h00

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Présentation du "Dictionnaire liturgique"

Le Dictionnaire des Arts liturgiques d'Elisabeth Hardouin Fugier et de Bernard Berthod, a été publié par les Editions de l'Amateur en 1996. Depuis cette date, les auteurs ont poursuivi leurs recherches et ont considérablement élargi leur connaissance ; ces dernières années, ils se sont associés un jeune chercheur, Gaël Favier.


La présente édition renouvelle considérablement l'iconographie en puisant dans des collections jusqu'alors peu exploitées tout en augmentant le volume des textes soutenus par une riche bibliographie.


Ce dictionnaire réunit environ 1400 notices nommant, identifiant et décrivant les objets de la liturgie catholique, orfèvrerie, paramentique, vestiaire ecclésiastique et leur fonction et concernant les artistes et les fabricants français ayant oeuvré dans le domaine liturgique. Bien qu'il existe un certain nombre de glossaires, souvent peu illustrés, aucun ouvrage n'a été conçu dans ce sens. Une importante introduction permet de mieux connaitre et de comprendre de l'intérieur la sensibilité religieuse du monde catholique et l'importance du patrimoine liturgique et des usages ecclésiastiques (patrimoine immatériel) qui se perpétuent depuis le Moyen-âge et qui demandent à être décodés.


La présentation de cet ouvrage aux Archives départementales et métropolitaines, qui ont également en charge la Conservation des antiquités et objets d'art du Département et de la Métropole, s'imposait tout naturellement.


Accueil


Bruno Galland, directeur des Archives départementales et métropolitaines, conservateur des antiquités et objets d'art


Intervenants


Bernard Berthod, docteur ès lettres, conservateur du musée d'art religieux de Fourvière, consulteur émérite de la Commission pontificale pour les Biens culturels de l'Eglise.


Gaël Favier, expert en objets d'art, doctorant à l'Ecole pratique des Hautes Etudes, Paris.


Entrée libre dans la limite des places disponibles

jeudi 28 janvier 2016, 18h00

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Plan général de la presqu’île de Perrache

Quartier emblématique de Lyon, la presqu’île de Perrache n’a pas toujours eu ce visage familier que nous lui connaissons aujourd’hui. Il fut un temps où régnaient marécages et folle végétation. Puis l’homme gagna sur la terre, remodelant les cours d’eau, remblayant, drainant, bâtissant pour en arriver à un Perrache urbanisé et peuplé.

Mais avant cela, quelle vision a-t-il fallu pour gagner sur les eaux ? Quelles ambitions ont animé élus et entrepreneurs ? Quels projets ont été échafaudés ? Combien n’ont jamais abouti ?

C’est justement un exemple de ces projets qui est présenté sur ce plan, celui d’un pont entre la presqu’île de Perrache et la Mulatière. Mais au-delà de l’ouvrage d’art, jamais réalisé, le plan nous propose une très belle représentation de Perrache dans le premier quart du XIXe siècle et nous donne l’occasion d’évoquer les transformations et les débuts de l’urbanisation de ce lieu.

Natacha Coquery est directrice-adjointe du Larhra (Laboratoire de recherches historiques Rhône Alpes) et professeure à l'Université Lumière - Lyon II. Spécialiste d'histoire urbaine à l'époque moderne, elle a notamment publié Tenir boutique à Paris au XVIIIe siècle. Luxe et demi-luxe, Paris, éditions du Comité historique et scientifique, 2011.

Stéphane Frioux est maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université Lumière - Lyon II. Ses travaux portent sur l'histoire urbaine, l'histoire de l'environnement et l'histoire de la santé au XIXe siècle. Il a notamment publié Les batailles de l'hygiène. Villes et environnement de Pasteur aux Trente Glorieuses, Paris, PUF, 2013.

Agnès De Zolt est attachée aux Archives départementales et métropolitaines. Responsable du service de la conservation, elle a par ailleurs réalisé de nombreux instruments de recherche sur les fonds du XIXe et du XXe siècle.

20 et 21 janvier 2016

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Préfets et préfecture dans la Seconde Guerre mondiale

Renseignements et inscriptions à l’adresse suivante :

pref-colloque2gm-lyon@rhone.gouv.fr

Le Comité pour l’histoire préfectorale, placé auprès du ministre de l’Intérieur, a décidé, à l’occasion du 70ème anniversaire de la Libération, d’organiser un programme de colloques thématiques sur l’administration territoriale pendant la Seconde guerre mondiale.

Coordonné par Marc-Olivier BARUCH, directeur d’études à l’E.H.E.S.S, ce programme ambitionne, dans le cadre d’une réflexion d’ensemble sur l’administration préfectorale, d’« exposer, de comprendre et de discuter les contraintes, les choix et les motivations de ceux qui eurent à diriger l’administration territoriale du pays, sous Vichy et l’Occupation ».

Deux colloques seront organisés, à ce titre, dans des villes universitaires de province, symboles de la résistance et de la libération :

  • Lyon les 20/21 janvier 2016, pour préciser les sources et la terminologie, avant d’évoquer les politiques du gouvernement de Vichy et les figures de l’administration préfectorale à Lyon durant cette période.

  • Caen, au printemps 2016, pour analyser les politiques (antisémitisme et répression, résistance et rétablissement de la légalité républicaine) et les comportements: qu’est-ce qu’un préfet collaborateur, un préfet attentiste, un préfet résistant, un préfet déporté, un préfet de la France libérée ?

Enfin, un colloque de clôture, en juin 2016 à Paris, coïncidant avec le 70ème anniversaire de la disparition d’Adrien TIXIER, qui fut, aux côtés du général de Gaulle, l’un des principaux artisans du rétablissement de la légalité républicaine, abordera les questions institutionnelles et tentera de tirer un bilan de la gestion préfectorale de cette période et d’établir une typologie des préfets de Vichy.

Organisés sur un jour et demi, ces colloques ambitionnent, au-delà du strict cadre scientifique, de fournir une analyse circonstanciée de l’époque, à destination d’un large public, réunissant notamment universitaires, fonctionnaires et étudiants.

Les collègues, et plus particulièrement les membres de l’association, sont cordialement invités à participer à ces colloques, dont le programme détaillé sera prochainement mis en ligne sur le site « histoire » du ministère.

Lundi 18 janvier 2016, 17h30

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Annulation : l'état de santé de M. Pastoureau ne lui permet pas d'assurer la conférence.

L'héraldique médiévale

Conférence de M. Michel PASTOUREAU, directeur d'études à l'EHESS et à l'EPHE


Dans le cadre du Master Histoire et archéologie comparées des sociétés médiévales, module "Numismatique, héraldique et sigillographie".

Jeudi 17 décembre à 18h

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Ite, missa est ! Les édifices du culte à Lyon au

XIXe siècle

Durant toute la période concordataire, de 1802 à 1905, l’État protège et surveille les cultes, dont la religion catholique, reconnue comme « celle de la grande majorité des Français ». Les archives départementales et métropolitaines conservent donc de nombreux documents émanant des services de la Préfecture en charge du contrôle de la comptabilité des paroisses ou des autorisations de travaux accordées pour agrandissement ou entretien des édifices.

A partir d’un dossier d’archives, nous découvrirons les documents, variés et pluriels, qui permettent d’écrire l’histoire de l’architecture religieuse lyonnaise, en examinant les relations entre les différents acteurs : la Ville de Lyon, les paroissiens, la Préfecture, l’archevêque.

Qui fait quoi ? qui décide ? qui finance ?

Pour en savoir plus sur ces édifices qui marquent notre cadre urbain et s’interroger sur leur devenir.

Céline Cadieu-Dumont, est conservateur en chef du patrimoine, responsable de la Conservation du patrimoine, au sein des Archives départementales et métropolitaines. Elle a publié plusieurs ouvrages sur le patrimoine et un Guide des sources sur l’architecture des édifices cultuels lyonnais au XIXe siècle (Archives de la Ville de Lyon, 1996).

Philippe Dufieux, est professeur à l’École nationale supérieure d’architecture de Lyon, chercheur au LAURE/EVS et chercheur-associé au LARHA. Correspondant de l’Académie des sciences, Belles-Lettres et arts de Lyon, ancien président de la Société d’Histoire de Lyon, il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages sur l’art à Lyon aux XIXe et XXe siècles dont le mythe de la primatie des Gaules, Pierre Bossan (1815-1888) et l’architecture religieuse en Lyonnais au XIXe siècle (2004) ; son dernier ouvrage est consacré à Antoine-Marie Chenavard (1787-1883), architecte lyonnais (2016).

Jeudi 3 décembre de 17h-19h

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USAGES DU PASSÉ

Table ronde

Conserver, cacher, ouvrir les archives… Les exploiter, les interpréter, ou les omettre… L’utilisation des sources par l’historien n’est jamais neutre, l’acceptation de l’histoire par la société n’est pas toujours simple.

Dans le cadre de l’exposition ‘Cacher les archives, refuser le passé ?’ qu’elles présentent depuis le 17 septembre et jusqu’au 20 décembre, les Archives départementales et métropolitaines proposent de réfléchir à cette multiplicité des usages du passé, une question qui se révèle, en cette période tout particulièrement, d’une très forte actualité.

Quels sont les enjeux d’une politique mémorielle ? que doit recouvrir l’enseignement de l’histoire ? Les archives des périodes conflictuelles sont elles réellement accessibles, et le « droit à l’oubli » ne l’emporte-t-il pas parfois sur le « droit à la mémoire » ?

Pour répondre à ces questions, interviendront :

- Jean-Dominique Durand, professeur des universités, adjoint au maire de Lyon, chargé du Patrimoine, de la Mémoire et des Anciens Combattants

- Bruno Benoît, professeur des universités, président de l'Association des professeurs d’histoire et de géographie, enseignant à l’Institut d’études politiques de Lyon

- Bruno Ricard, sous-directeur de la communication et de la valorisation des archives au Service interministériel des Archives de France

- Jean-Pierre Bat, historien et archiviste

Jeudi 19 novembre à 18h

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La bulle d'or de l'empereur Barberousse

Le 18 novembre 1157, Frédéric Barberousse, empereur d’Occident et souverain théorique de Lyon, accorde à l’archevêque de la ville, l’auvergnat Héracle de Montboissier, un diplôme solennel pour lui accorder l’autorité politique sur Lyon et son arrière-pays.

La forme de l’acte retient aussitôt l’attention : ce grand parchemin, riche de plusieurs signes de validation, n’était pas scellé par un sceau de cire, mais de métal (d’où le terme de « bulle ») et même d’or : le terme de « bulle d’or », par métonymie, désigne l’acte lui-même. Que signifie cette pratique ? Était-elle habituelle ? La retrouve-t-on dans le temps ?

Cette forme très solennelle est aussi au service d’un contenu de grande importance. L’acte de Frédéric Barberousse établit officiellement le pouvoir des archevêques sur la ville, un pouvoir sans partage qui durera jusqu’au début du XIVe siècle. Mais il nous interroge aussi sur les limites entre la France et l’Empire au Moyen Age et sur le rôle frontalier de la Saône, en particulier.

La conférence permettra de mieux connaître ce document exceptionnel, et de revenir aussi sur les conditions fabuleuses de sa redécouverte, il y a un siècle, lors de travaux effectués à la cathédrale Saint-Jean.

Maïté Billoré est agrégée d’histoire et docteur en histoire et civilisation médiévale. Elle est maître de conférences depuis 2005 à l’université Jean Moulin-Lyon III. Après une thèse sur l’aristocratie normande et ses relations avec le pouvoir angevin à la fin du XIIe et au début du XIIIe siècle, elle poursuit aujourd’hui l’analyse des différentes formes de contestation du pouvoir et de leur répression. Elle dirige également des travaux de recherche sur la sigillographie.

Bruno Galland est archiviste-paléographe et docteur en histoire médiévale. Il est directeur des archives départementales et métropolitaines depuis 2014. Il a consacré sa thèse de doctorat aux archevêques de Lyon et de Vienne du XIIe et XIVe siècle.

Lundi 12 octobre à 17h

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Une histoire de l'écriture illustrée par des documents conservés aux Archives du Rhône

Les Archives débutent leur cycle de cours de paléographie par une initiation à l'histoire de l'écriture à travers leurs documents.

Cette conférence est ouverte à tous sans inscription

Lundi 5 octobre 2015 de 9h à 17h

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Journées portes ouvertes aux étudiants

Renseignements : 04 72 35 35 00 /archives@rhone.fr

A 9h, 11h et 14h :

  • Présentation des Archives départementales et métropolitaines et des fonds conservés
  • Méthodologie de la recherche en archives
  • Instruments de recherche et Internet

Toute la journée :

Ateliers :

  • Informations sur les fonds d'archives et de la bibliothèque,
  • cadastre, comment chercher ?,
  • recherches thématiques sur Internet, 
  • présentation de la Conservation du Patrimoine et de la Conservation des Antiquités et Objets d'Arts

Visites guidées du bâtiment,

Ateliers spécifiques sur demande.

Jeudi 24 septembre à 18h

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Le diplôme de Charles de Provence

Parmi les documents découverts en 1915 dans les voûtes de la cathédrale Saint-Jean, un document attire particulièrement l’attention : un parchemin très dégradé, en deux parties, mais qui émane d’un arrière petit-fils de Charlemagne. Daté de 861, il constitue aujourd’hui le plus ancien document des Archives du Rhône.

Quel est ce mystérieux document ? que signifient les signes particuliers qui l’accompagnent – sceau, monogramme, chrismon ? Pourquoi a-t-il été accordé et pourquoi a-t-il été conservé avec tant de soin ?

Telles sont les questions auxquelles répondra la conférence de François Demotz. Parallèlement, les restaurateurs qui ont travaillé sur ce document exceptionnel expliqueront comment ils ont procédé pour que, 1150 ans plus tard, nous puissions encore le consulter…

François Demotz, professeur agrégé, chargé de cours dans les différentes universités lyonnaises, est l’auteur de nombreuses contributions à l’histoire des hommes, des mentalités et des institutions des régions rhodaniennes et alpines. Il joue un rôle actif dans les sociétés historiques françaises et suisses. Spécialiste de la période carolingienne et post-carolingienne il a notamment publié La Bourgogne, dernier des royaumes carolingiens (855-1056). Roi, pouvoirs et élites autour du Léman. Lausanne: Société d’histoire de la Suisse romande, 2008.

Noémie Burcklé, restauratrice, est responsable de l’atelier de restauration des Archives départementales et métropolitaines.

Bertrand Dujardin, restaurateur de livres & d’œuvres graphiques, enseigne à l’Ecole de Condé Lyon.

Samedi 13 juin 2015 de 10h00 à 12h00

Les Matins malins de la généalogie.

Archives en ligne :
comment ça marche ?

Archives en ligne, logiciels, bases de données, photos numériques, smartphones et tablettes… Les nouvelles technologies ont envahi la généalogie. Elles ont bousculé la pratique généalogique et accéléré vos recherches. Mais savez-vous vraiment les utiliser ? Connaissez-vous vraiment les outils qui peuvent vous aider dans vos recherches et votre organisation ?

A l'invitation des Archives départementales du Rhône, les Matins Malins de la généalogie s'installent exceptionnellement à Lyon le 13 juin 2015 de 10h à 12h.

Si le lieu du rendez-vous change, la recette reste identique : un échange convivial et direct entre généalogistes et spécialistes des nouvelles technologies, autour d'une boisson chaude (ou fraîche) et de quelques chouquettes.

La session sera consacrée à l'une des principales sources de recherche du généalogiste du 21e siècle : "Les archives en ligne : comme ça marche (ou pas) ?".

Alexis Moisdon et Ludovic Plisson, représentants de Naoned, seront présents pour vous donner conseils et astuces d'utilisation et accueillir vos questions, remarques et suggestions.

Cette société a développé la solution Mnesys, l'une des principales interfaces de valorisation des archives en ligne, dont vous bénéficiez sur les site Internet d'une quinzaine de communes et départements : Lille, Allier, Cantal, Doubs, Drôme, Finistère, Manche, Marne, Meuse, Nièvre, Nord, Rhône, Haute-Savoie, Seine-Maritime, Somme, Territoire-de-Belfort...

Amis rhônalpins, rendez-vous donc aux Archives départementales du Rhône, 34 rue du Général Mouton-Duvernet à Lyon (3e).

Entrée gratuite. Inscription préalable :

http://www.rfgenealogie.com/s-informer/agenda/visites-conferences/les-matins-malins-de-la-genealogie-demenagent-a-lyon

Jeudi 11 juin 2015 à 18h00

Le dossier d'assises de Caserio, l'assassin du président Carnot.

Le 24 juin 1894, le président de la République, Sadi Carnot, est assassiné à Lyon où il s’était rendu pour visiter l’Exposition universelle.

Le responsable du meurtre : un jeune boulanger italien, Santo Ironimo Caserio, converti à l’idéologie anarchiste, mais qui semble avoir agi seul. Arrêté dans les minutes qui ont suivi l’attentat, il reconnaît immédiatement les faits. Jugé par la Cour d’assises du Rhône et condamné à mort le 3 août, Caserio est exécuté à Lyon le 16 août 1894.

Les Archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon conservent ce dossier judiciaire hors du commun. La conférence permettra d’en présenter la composition et le contenu, avant d’évoquer le contexte anarchiste à Lyon et les conséquences politiques de l’attentat en cette période particulièrement troublée du XIXe siècle finissant.

Bruno Benoît, professeur des universités, enseigne à l’Institut d’études politiques de Lyon. Auteur de très nombreux ouvrages sur l’histoire de Lyon à l’époque contemporaine, il a notamment publié Identité Politique de Lyon. Entre violence collectives et mémoire des élites (1786-1905) (Paris, 1999) et récemment Le roman de Lyon (éditions lyonnaises d’art et d’histoire, 2013). Il est depuis 2011 président de l’association des professeurs d’histoire et de géographie.

Anne-Françoise Kowalewski, chargée d’études documentaires, est actuellement chef du service des publics aux archives départementales et métropolitaines. Elle a notamment contribué à l’inventaire des archives du Lycée du Parc (2005) et connaît bien les fonds judiciaires.

Vendredi 29 mai 2015 de 9h30 à 17h30

Journée d'études : le silence des sources

L’Association des Jeunes Chercheur.e.s en Histoire organise sa première journée d’études à Lyon le 29 mai 2015.

À cette occasion, l’AJCH propose de mener une réflexion collective et transpériodique sur les difficultés suscitées par les silences de sources, écrites comme orales : ce qu’ils cachent, ce qu’ils révèlent, les stratégies qui peuvent permettre de les surmonter, voire de les exploiter

Mardi 26 mai 2015 à 18h00

Des caisses du roi aux poches des cadavres.
Une historienne à l’oeuvre, Françoise Bayard

À quoi jouait-on à Lyon sous le règne de Louis XIV ? Qu’avaient les hommes et les femmes du XVIIIe siècle dans leurs poches quand la mort les a saisis ? Comment Louis XIII s’y prenait-il pour faire payer les riches ? Autant de thèmes traités dans cet ouvrage qui fait revivre, à travers les écrits de l’historienne Françoise Bayard, la vie économique et sociale des Français sous l’Ancien Régime.

Depuis l’étude du contenu des poches des cadavres jusqu’à celle des cérémonies de noces dans le Lyonnais, en passant par l’analyse lumineuse d’un cahier de comptes tenu par la mère dl’historienne, cet ouvrage présente les principaux objets de recherche de Françoise Bayard. En faisant pénétrer le lecteur dans l’atelier de l’enseignante et de la chercheuse, il nous montre comment s’écrit l’histoire, celle des puissants financiers du roi de France comme celle de ses sujets les plus humbles.

Trois historiennes, anciennes étudiantes de Françoise Bayard, rappellent la richesse de sa démarche et de ses analyses, et la diversité des thèmes qu’elle a renouvelés, en sélectionnant quelques-uns de ses articles et communications, dont certains ne sont jamais parus ou sont difficilement accessibles. Leur démarche ne manquera pas d’intéresser les enseignants et étudiants en histoire de niveaux master et doctorat.

Jeudi 21 mai 2015 à 18h00

L’arrestation du général Mouton-Duvernet

En 1815, au terme des Cent Jours et après la chute de l’Empereur, le nouveau gouvernement institue une répression qui prend le nom de « Terreur blanche ». Parmi ses victimes, se trouvent Murat, Ney et le général Mouton-Duvernet. 


En cette année du bicentenaire des Cent Jours, les Archives départementales du Rhône, qui sont installées précisément depuis l’année dernière sur la rue Mouton-Duvernet, pouvaient-elles ne pas s’intéresser à la figure de celui qui fut nommé par l’Empereur gouverneur militaire de Lyon le 2 juillet 1815, avant d’être déclaré traître au roi par une ordonnance royale du 24 juillet de la même année ?


Autour du dossier du général Mouton-Duvernet, conservé aux Archives départementales, un dialogue entre Jean-Philippe Rey, historien et Isabelle Flattot, archiviste, retrace sa fin tragique.


Jean-Philippe Rey, agrégé, docteur en histoire, enseigne à Lyon en classes préparatoires. Spécialiste de l’Empire, il a notamment publié aux éditions du Poutan : Administrer Lyon sous Napoléon, 1814, Derniers combats pour l’Empire, Lyonnais, Dauphiné, Savoie, et avec Bruno Benoît, Les Cent jours. Itinéraires politiques et géographiques. Il prépare la publication des actes du colloque Napoléon Bonaparte face à l’histoire chez le même éditeur.


Isabelle Flattot, attachée de conservation, est notamment chargée, au sein des Archives départementales du Rhône, des fonds militaires (série R) et du service de l’informatique documentaire. Elle a notamment participé à la publication des inventaires d’archives de l’administration des cultes dans le Rhône, de l’hôpital du Vinatier et du mémorial de l’oppression.

Mardi 28 avril à 18h00

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Attention, cette conférence est annulée

Les Cent-Jours à Lyon, une ville sous tension



Au début de cette période passionnée, Lyon vit, comme toute la France, dans l'inconnu. Le génie de l'Empereur saura-t-il éliminer les dangers intérieurs et extérieurs ? Choisie dès l’origine comme un des pivots de la résistance face à la menace extérieure, la ville connaît une activité intense dans une atmosphère explosive. Pour les zélés serviteurs de l'Empire, il faut épurer les administrations, vaincre les difficultés économiques, trouver des armes et des hommes, transformer la ville en camp retranché. Bientôt cependant, l'approche des Autrichiens, si elle ravit les royalistes, exacerbe le patriotisme des Lyonnais, et la reddition sans combats provoque de violentes émeutes. Après quatre mois de tensions, Lyon retrouve un calme apparent, mais le souvenir de l'Empereur y reste vivace.

En complément de l’exposition « L’Aigle à Lyon » présentée dans le hall des Archives départementales et métropolitaines, la conférence de Ronald Zins permet de replacer cette période dans son contexte et de mieux en comprendre les enjeux et la postérité.

Ronald Zins, ancien président du Souvenir Napoléonien, président fondateur de l’Académie Napoléon, lauréat de l’Institut, est un spécialiste de l’histoire de Lyon au temps de Napoléon. Après avoir publié "1814, l’armée de Lyon ultime espoir de Napoléon", "1815, l’armée des Alpes et les Cent-Jours à Lyon" et "Lyon sous le Consulat et l’Empire", il a récemment publié "La Bataille de Saint-Georges - Arnas et Saint Julien, aux Editions du Poutan.

Samedi 28 mars à 09h30

L’affaire Vacher

Les tueurs en série ne datent pas d’hier. Il faut certainement la sagacité et la persévérance d’un enquêteur pour établir des concordances de modes opératoires et relier des crimes isolés à un seul meurtrier.

La perspicacité et l’opiniâtreté sont autant de traits de caractères partagés par le juge Fourquet et Stéphane Bourgoin. Ce dernier, spécialiste du profilage, a exploré de nombreuses archives pour se mettre sur la trace de plusieurs serial killers. L’autre, quasi inconnu, a traqué l’ahurissante errance d’un tueur opérant dans la région Rhône-Alpes et dans toute la France entre 1894 et 1898, révélant l’existence de celui qui est considéré comme le premier tueur en série français.

RENCONTRE AVEC STEPHANE BOURGOIN
14H

Dialogue entre le spécialiste des sérial killer et l'équipe des Archives autour de la question de la recherche documentaire et de l'affaire Vacher
(Auditorium)


PRÉSENTATION D’ARCHIVES
9H30-12H et de 15H30-17H

(Ghislaine Chauviré et Damien Richard)

Présentation des pièces du dossier Vacher, le « tueur de bergers » de la fin du 19e siècle, immortalisé par Bertrand Tavernier dans son film Le Juge et l’assassin, réunies par le juge Fourquet, et conservées aux archives départementales et métropolitaines.
(Espace éducatif)


Entrée libre et gratuite

Jeudi 19 mars 2015 à 18h00

Luxe et industrie ; la stratégie d'innovation d'une maison de soierie : Bianchini Férier.

Fondée en 1888, l'entreprise Atuyer Bianchini Férier, puis Bianchini Férier, s'est imposée dès la veille de la Première Guerre mondiale parmi les grands noms de la fabrique.

Maison de haute nouveauté, elle a joué un rôle de premier plan dans le renouvellement de la soierie lyonnaise au cours des premières décennies du XXe siècle, en établissant des liens avec la haute couture et les milieux artistiques parisiens, en particulier avec le peintre Raoul Dufy.

Les innovations de produits ont résulté d'une stratégie d'intégration des différentes phases de la transformation des soies en tissus, de la définition d'une politique commerciale active, passant notamment par une participation régulière aux expositions internationales et de la mise en place d'un appareil de ventes aux ramifications internationales.

Ces différents aspects seront évoqués lors de la conférence du 19 mars à travers une sélection de documents conservés par les archives du Rhône.

Pierre Vernus, professeur à l'Université de Lyon II, directeur adjoint du LARHRA

Damien Richard, conservateur (Archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon)

Luxe et industrie ; la stratégie d'innovation d'une maison de soierie : Bianchini Férier.

Fondée en 1888, l'entreprise Atuyer Bianchini Férier, puis Bianchini Férier, s'est imposée dès la veille de la Première Guerre mondiale parmi les grands noms de la fabrique.

Maison de haute nouveauté, elle a joué un rôle de premier plan dans le renouvellement de la soierie lyonnaise au cours des premières décennies du XXe siècle, en établissant des liens avec la haute couture et les milieux artistiques parisiens, en particulier avec le peintre Raoul Dufy.

Les innovations de produits ont résulté d'une stratégie d'intégration des différentes phases de la transformation des soies en tissus, de la définition d'une politique commerciale active, passant notamment par une participation régulière aux expositions internationales et de la mise en place d'un appareil de ventes aux ramifications internationales.

Ces différents aspects seront évoqués lors de la conférence du 19 mars à travers une sélection de documents conservés par les archives du Rhône.

Pierre Vernus, professeur à l'Université de Lyon II, directeur adjoint du LARHRA

Damien Richard, conservateur (Archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon)

Mardi 17 mars 2015 à 18h00

Espaces de la cité. Une histoire de Lyon (env. 1300-1800)

Présentation du livre par son auteur :  Susanne Rau, Université d'Erfurt, professeur invité au CIHAM par l'ENS de Lyon.

Avec l’aimable participation de :

Jean-Louis Gaulin directeur du CIHAM

Jacques Rossiaud historien de Lyon

Mercredi 11 mars 2015, 9h00-17h00

Napoléon Bonaparte face à l'Histoire.

En 2015, le Bicentenaire napoléonien prendra fin. C'est pour cette raison qu'une réflexion sur Napoléon Bonaparte face à l'Histoire peut faire l'objet dun colloque national de deux jours à Lyon les 11 et 12 mars 2015, dates qui correspondent au passage à Lyon de l'Empereur, de retour de l'île d'Elbe, pendant les Cent jours.

Le colloque Napoléon Bonaparte face à l'Histoire est organisé en partenariat scientifique avec la Fondation Napoléon. Dans un contexte commémoratif particulièrement dense, de multiples journées d'étude, célébrations et manifestations scientifiques ont déjà été organisées autour du Consulat et de l'Empire ces dernières années, provoquant un renouvellement historiographique absolument considérable. Une multitude de champs ont été explorés ou revisités avec bonheur par quantité de spécialistes (les questions financières, les relations internationales, la guerre et les représentations, parmi d'autres) donnant lieu à la publication de travaux stimulants et de quelques synthèses remarquées.

Par ailleurs, la publication de nombreux documents (mémoires, correspondances) ou la relance daventures scientifiques anciennes (les notables) ont augmenté le matériau à disposition des historiens. Prenant acte de ces avancées, le colloque Napoléon Bonaparte face à l'Histoire vise à sinterroger sur les réalisations de Napoléon Bonaparte, mais aussi sur les héritages que son oeuvre a laissés dans des domaines aussi variés que l'éducation, l'économie, l'administration, l'art ou en encore le droit constitutionnel.

Ce colloque fera égalementporter son regard scientifique sur le personnage, pour comprendre sa jeunesse et sa formation. Ce face à l'Histoire nous amène à regarder la marque de la grande Révolution dans lévolution politique de Napoléon Bonaparte et ne peut laisser de côté ni la dimension militaire, celle de sa conception de l'art de la guerre, ni l'empreinte du bonapartisme dans la vie politique française.

Ce colloque cherche à dépasser l'événement pour s'inscrire dans une démarche de longue durée, sans que pour autant soient négligées les masses de granite ou la gloire. Différentes échelles seront envisagées, de celle locale à celle mondiale, afin de rendre compte de la portée de l'expérience napoléonienne en même temps que de la diversité des situations auxquelles elle sest appliquée. Ce qui est au coeur de ce colloque est la volonté d'inscrire Napoléon Bonaparte dans un horizon large où partant de l'homme, de ses réalisations, l'historien interroge sur le sillon napoléonien dans l'histoire lyonnaise, française et européenne.

Ce colloque se veut donc une synthèse sur le phénomène historique napoléono-bonapartiste dans un face-à-face avec l'histoire de la fin du XVIIIe siècle à aujourd'hui. Il ne vise pas à l'exhaustivité, mais cherche à offrir aux historiens et aux auditeurs, plus tard aux lecteurs, une approche renouvelée.

Retrouvez le programme complet

Jeudi 5 février 2015 à 18h00

Pour une microhistoire de la Shoah ou comment aborder l'histoire des persécutions antisémites et de la Shoah à partir des archives locales ?

Dans le cadre de l'exposition sur Le CDJC (1943-2013) : documenter la Shoah présentée aux Archives du département du Rhône et de la métropole de Lyondu 26 janvier au 6 mars, la métropole et l'académie de Lyon, en collaboration avec le Mémorial de la Shoah vous proposent une conférence-débat avec l'historien Tal Bruttmann.

Jeudi 27 novembre 2014, 18h00

Les commémorations nationales en 2015.

Philippe-Georges Richard, délégué général aux commémorationsnationales auprès de la ministre de la Culture

Derrière la liste des commémorations officielles, se dissimule une grande variété d'événements qui interrogent notre mémoire et notre rapport au temps

Jeudi 9 octobre 2014, 18h00

14 h 17 h: les ressources généalogiques, présentation du site Généanet et de la Société généalogique du Lyonnais et du Beaujolais.

17 h: Visite guidée de l'exposition 14-18 dans le Rhône.

18 h: Présentation de l'ouvrage de Marie-Noëlle Gougeon, Et nous, nous ne lembrasserons plus, et lancement de la Grande Collecte 2014.

Ils s'appelaient Mathilde, Auguste, Jean-Marie. Les deux premiers étaient frère et soeur. Le troisième devint l'ami de l'un, le fiancé de l'autre. Ils habitaient deux villages voisins en France au début du siècle dernier. Comme des millions de jeunes gens de l'époque, la guerre de 14 a balayé leur vie, leur jeunesse, leurs espoirs. A partir de leur correspondance échangée pendant le conflit avec leur famille, leurs amis, et retrouvée dans un grenier, l'auteur a retracé ce que fut quatre années de guerre dans ce petit village lyonnais : Irigny.


L'angoisse, l'attente des lettres, la mort des jeunes du village mais aussi la vie quotidienne faite de travaux saisonniers, d'entraide, de fêtes, de rires, d'amitiés. Joies et peines mêlées sur le front comme à l'arrière : ce que vécurent des milliers de familles pendant cette guerre... L'un des jeunes gens reviendra, l'autre pas... A travers cette histoire vraie et poignante (rien n'a été ajouté à leur correspondance), ce livre se veut aussi un hommage à tous ceux qui, éprouvés durement, donnèrent pendant la guerre l'exemple d'un courage qui pour avoir été anonyme et discret n'en fut pas moins grand.

Des documents photographiques familiaux de l'époque complètent ce récit.

Horaires de la salle :

La salle de lecture est ouverte du lundi au vendredi de 8h30 à 17h et jusqu’à 18h le jeudi (hors vacances scolaires). La salle ouvre à 13h le premier lundi du mois.

Dernière communication de documents à 16h.

Fermeture annuelle : la première quinzaine du mois d’août et du 26 au 30 décembre 2016.

Pour tout renseignement

Tél. : 04 72 35 35 00

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