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Biographie

Afin d'être historiquement valable, une biographie doit tenir compte de toute la documentation accessible : témoignages, archives, sources narratives, etc. Certains personnages, suffisamment célèbres, ont déjà fait l’objet de notices dans des armoriaux ou dictionnaires biographiques.



Les sources habituelles du généalogiste

Le biographe devra commencer par dépouiller les mêmes sources que le généalogiste (état civil, régime matrimonial, succession, états de service militaire, etc.).
S’il a de la chance, il trouvera également aux Archives départementales un fonds d’archives familial concernant son personnage ou l’entourage de celui-ci.
Sinon, son personnage, selon le métier exercé – enseignant, imprimeur… –, l’époque concernée – Révolution française, deuxième guerre mondiale… – ou sa trajectoire individuelle – a-t-il été élu ?, décoré ?, emprisonné ?, interné ?, déporté ? –, a très certainement laissé sa trace dans les archives conservées.

Les papiers de famille

Aux Archives départementales, le biographe trouvera des papiers de famille dans la série J (archives d’origine privée : fonds familiaux des origines à nos jours), dans la sous série E-familles (papiers de famille saisis à la Révolution), dans la sous série 8 B (papiers de commerçants mis sous séquestre par le tribunal de la conservation des privilèges des foires de Lyon entre 1716 et 1790).

Des érudits peuvent également avoir laissé aux Archives départementales en série J leurs notes sur l’histoire de certaines familles (notes de Léon Galle, Joseph Camelin, Louis Dunand, Gosselin-Lenôtre, Joseph Balloffet, Louis Vignon, etc.) et surtout Ferdinand Frécon  (106 J).

Autres types de documents

Les archives judiciaires, policières, administratives… abondent également de sources pour le biographe.

Familles nobles, consulaires ou seigneuriales
Les foi et hommages,  aveux et dénombrements  rendus au roi par les seigneurs vassaux sous l’Ancien régime, entre les mains des trésoriers de France, pour le Lyonnais, le Forez et le Beaujolais sont conservés aux Archives du Rhône dans la sous série 8 C, tout comme les requêtes pour obtenir des  lettres de noblesse (1580-1784).

Dans la sous série 106 J sont conservées les notes de l’érudit   Ferdinand Frécon sur les familles consulaires lyonnaises et d’autres familles importantes de Lyon.

Titulaires de décorations
Les Archives départementales conservent dans la sous série 1 M des dossiers individuels de légionnaires ou de candidats à la Légion d’honneur pour la période 1871-1934, les dossiers individuels des candidats à la médaille commémorative de la guerre de 1870-1871, des dossiers individuels de titulaires du mérite agricole (1885-1914), des palmes académiques (1896-1935), de la médaille du commerce (1899-1908), de la médaille de la reconnaissance française (1918-1923), etc.

Étrangers
Les requêtes pour obtenir des lettres de naturalité sont conservées aux Archives départementales dans la sous série 8 C (1585-1759).
Les dossiers de la  surveillance des étrangers  présents dans le département au XIXe siècle sont conservés dans la sous série 4 M.
Pour la deuxième moitié du XXe siècle, le  fichier de la main d’œuvre étrangère  est conservé dans les versements 3287 W et 3365 W, des dossiers individuels de travailleurs étrangers dans le versement 3952 W.
Concernant les  Algériens , des dossiers individuels de reconnaissance de la nationalité française pour la période 1963-1966 sont conservés sous les cotes 248 W 118-135.
On peut trouver des renseignements sur les étrangers dans les dossiers de  surveillance de l’activité des associations, syndicats et partis politiques en relations avec les étrangers versés par le service de liaison et de promotion des Migrants (759 W).

Anciens combattants et victimes de guerre
Le fonds du  Mémorial de l’oppression  (3808 W), chargé de recenser les crimes de guerre commis dans l’ensemble de la région Rhône-Alpes, est composé de dossiers généraux et de dossiers sur des affaires précises classés par commune. Un index nominatif permet de retrouver les informations relatives à chaque victime. 
Le fichier départemental de la main d’œuvre ( STO ) pour la période 1940-1945 est conservé aux Archives du Rhône dans le versement 4074 W.
Les archives de l’ Office national des anciens combattants et victimes de guerre  sont consultables sous la cote 4244 W 1-280.

Prisonniers, internés et déportés :  jusqu’au 11 novembre 1942, les suspects et les Juifs arrêtés par la Gestapo ou l’armée allemande sont incarcérés dans les prisons de Lyon, avec les prisonniers de droit commun. Après cette date, ils sont systématiquement transportés à la prison militaire de Montluc. Les Archives du Rhône conservent le fichier des prisonniers de Montluc, 1942-1956 (3335 W), ceux des autres prisons de Lyon (3678 W) et les dossiers de personnes internées dans les camps de Vancia, Le Paillet et la Duchère et personnes internées sur décision du préfet du Rhône, 1940-1945 (45 W).

On trouve également des  dossiers, fichiers ou listes d’adhérents  dans les archives déposées par la Section départementale de l’union des évadés de guerre (86 J), Émile Juvanon (90 J), l’amicale des prisonniers de guerre des stalags d’Autriche (155 J), l’association départementale des victimes et rescapés des camps nazis et du travail forcé (178 J).

Personnel politique et élus
Les archives des états généraux de 1789 sont conservés sous les cotes 1 B 10-35 et comportent notamment la liste des députés de chaque ordre.
Des dossiers de  conseillers généraux, maires, adjoints et conseillers municipaux sont conservés pour le XIX e et la première moitié du XXe siècle dans la série M (sous séries 2 et 3 M). Pour la période 1800-1882, des dossiers par communes cotés 2 M 52-82 comportent les nominations, procès-verbaux d’installation, prestations de serment, correspondance, démissions des maires, adjoints et conseillers municipaux nommés. Pour la deuxième moitié du XXe siècle, ces dossiers sont à chercher dans les versements de la préfecture (Cabinet du Préfet et bureau des élections).
Des dossiers confidentiels sur des  personnalités politiques  du département de la deuxième moitié du XIXe siècle sont conservés dans la sous série 4 M.
Les Archives du Rhône conservent également le fonds d’un homme politique,  Laurent Bonnevay  (9 J), d’une famille qui compte plusieurs élus locaux, la famille  Guérin  (145 J), des archives des  mouvements socialistes  du Rhône dans le fonds Fugère (38 J) et les archives de l’ UDF-Rhône  (200 J), avec des fichiers d’adhérents.

Syndicalistes
Des dossiers confidentiels sur des personnalités politiques, syndicales et des « suspects » du département de la deuxième moitié du XIXe siècle sont conservés dans la sous série 4 M.
Les dossiers des  syndicats ouvriers  constitués par les services de la préfecture sont conservés en sous série 10 M pour la période antérieure à 1940 (en W pour la période postérieure) et comportent des informations sur les dirigeants syndicaux.
Sont également conservés aux Archives du Rhône quelques fonds d’ archives syndicales  : UR-CFDT-CFTC (1920-1982), UD-CFDT-CFTC (1914-1985), CFDT-PTT du Rhône (1952-1992).
Concernant les  syndicalistes agricoles , quelques renseignements peuvent être trouvés dans les fonds de l’Union du Sud-Est (1887-1994) et de la FDSEA (1940-2000) et dans les archives de la Préfecture (sous série 7 M et versements en W).

Responsables associatifs
Dans les dossiers des  associations et sociétés de secours mutuels tenus en préfecture depuis 1810, figurent de nombreux renseignements sur les membres des bureaux associatifs (sous série 4 M avant 1940 et versements en W après 1940). 

Élèves, étudiants
Les Archives départementales du Rhône conservent des dossiers d’élèves ou d’étudiants provenant des établissements scolaires (écoles techniques de la Martinière de Lyon, collèges Chaponnay, collège Joliot-Curie de Bron, collège Maryse Bastié de Décines, collège Jean Vilar de Villeurbanne, collège-lycée Claude-Bernard de Villefranche-sur-Saône, lycée du Parc de Lyon, lycée d’enseignement professionnel (LEP) de Saint-Fons) et des universités lyonnaises dans la sous série 1 T et de nombreux versements cotés en W.

Une partie des archives de la Société d’enseignement professionnel du Rhône (85 J) est également conservée aux Archives départementales.
On trouve également des dossiers, fichiers ou listes d’adhérents dans les archives déposées par l’association des anciens élèves de l’enseignement colonial de la Chambre de commerce de Lyon (119 J) et la société des Anciens Martins (218 J).

Hospitalisés et internés
Les cahiers d’admissions, registres matricules et dossiers de patients des malades hospitalisés au Vinatier sont conservés dans la sous série H-dépôt Vinatier (1869-1967) aux Archives départementales du Rhône.
En revanche, les archives des Hospices civils de Lyon sont à rechercher aux  Archives municipales . 

Officiers et fonctionnaires
Les officiers d’Ancien régime
Sont conservées dans la série B des Archives départementales du Rhône les réceptions d’officiers et commissaires (requêtes, enquêtes, installations). 

Fonctionnaires divers
Des dossiers individuels de diverses catégories de personnel (corps préfectoral, percepteurs, receveurs, instituteurs, etc.) sont conservés pour le XIXe et la première moitié du XXe siècle dans la série M (sous séries 1 et 2 M).

Policiers
Des dossiers individuels des personnels de police sont conservés pour le XIXe et la première moitié du XXe siècle dans la sous série 4 M.

Enseignants
Les Archives départementales du Rhône conservent des dossiers d’enseignants provenant de la préfecture, du rectorat, de l’inspection académique, des lycées et collèges et de l’Université de Lyon dans les sous séries 1 M, 1 T et divers versements cotés en W.

Justiciables et détenus
Maréchaussée et police
Les archives de la maréchaussée sont conservés en sous série 7 B pour la période 1651-1790. Les  enquêtes de police  et levées de cadavres, qui fourmillent de détails pour le biographe d’une victime oui d’un malfaiteur, sont cependant plus nombreuses encore dans les archives des justices royales et seigneurs justiciers (série B, G et H).

Pour le XIXe et la première moitié du XXe siècle, les archives de la police sont conservées dans la sous série 4 M. Le Service régional de police judiciaire et les commissariats de police procèdent à des versement réguliers. À signaler tout particulièrement le versement 3571 W où sont conservées les dossiers des affaires criminelles de la période 1911-1982, notamment les crimes commis durant la deuxième guerre mondiale.

Justice
Les minutes et dossiers de procédure constituent une masse documentaire très importante depuis le Moyen-âge jusqu’à nos jours. Les archives judiciaires d’Ancien régime sont à rechercher en série B (1 B et 3 B pour les justices royales, 2 B et 4 B pour les justices seigneuriales) mais également en séries G et H (justices des seigneurs ecclésiastiques). Les archives des justices de la période révolutionnaire sont cotées en série L. Du XIX e  siècle à nos jours, des versements réguliers viennent alimenter les séries U et W.
Parfois, des répertoires permettent d’accéder rapidement à l’affaire susceptible d’intéresser le biographe. Dans d’autres cas il lui faudra connaître le tribunal et la chambre concernés ainsi que la date du jugement.
À noter tout particulièrement la sous série 42 L (tribunaux révolutionnaires créés après le siège de Lyon en 1793) ou le versement 394 W (juridictions d’exception à la Libération dans le ressort de la cour d’appel de Lyon) 

Établissements pénitentiaires

Les établissements pénitentiaires du Rhône – Villefranche-sur-Saône, Saint-Paul, Saint-Joseph, Montluc, Oullins – ont versé leurs registres d’écrou et  dossiers de détenus.