42Fi - Cartes postales reçues par la famille Bonnefond

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Cote/Cotes extrêmes

42Fi 1-42Fi631

Date

1906-1922

Origine

Famille Bonnefond de Tassin-la-Demi-Lune (Rhône).

Biographie ou Histoire

Les cartes postales ont été essentiellement rédigées par M. Ferdinand Bonnefond, grand-père du donateur, et adressées à sa famille et notamment à son fils, Georges, du début du XXe siècle aux années 1950 environ.

Ferdinand Bonnefond est né le 27 octobre 1879 à Vienne (Isère). Ses parents, Charles Bonnefond et Reine Louise Chavron, décèdent alors qu'il est encore jeune. Il entre très vite dans l'armée et va se marier le 16 avril 1901 à Vienne avec Marthe Catherine Bouyon née le 7 juin 1879 à Vienne. Elle est la fille de propriétaires agriculteurs dans la Drôme, Jules Bouyon et Adèle Pachoud. Il est alors Sergent au 52e Régiment d'Infanterie basé à Montélimar.

Ferdinand Bonnefond et son épouse vont avoir un premier fils, Georges, père du donateur, né à Montélimar le 14 septembre 1904. Ils habitent avenue de la Gare à Montélimar, au plus près de la caserne où se trouve basé son régiment. Alors que la guerre de 14-18 s'est terminée il y a seulement à peine sept mois, ils vont être particulièrement marqués par une douloureuse épreuve : la mort de leur second fils, Marcel, né le 11 mars 1918 à Montélimar et décédé à l'âge de 15 mois, le 22 juin 1919.

Au cours de la guerre, Ferdinand Bonnefond est passé Lieutenant à ce même 52e R.I. Détenteur de la Croix de Guerre, il a participé à la bataille de Champagne de 1915 et à la bataille de Verdun (Fort de Vaux) en 1916, puis Neuville en 1917 ainsi que le Chemin des Dames qui restera particulièrement pour lui un éprouvant souvenir dont il ne parlera en détail que très peu. De fin 1916 jusqu'au 11 novembre 1918, il a été l'Officier de détails du régiment rattaché à l'Etat-Major.

Le 52e R.I. sera dissous en 1923. Revenu à la vie civile, il va habiter avec son épouse et son fils Georges dans le 7e arrondissement de Lyon, rue de Cronstadt. Il va travailler au Comptoir Parisien d'Engrais et de Produits Chimiques et en devient le directeur de l'usine de Lyon. Officier de réserve, avec sa carte de Combattant (n°1121 - années 1930), il fait très vite partie des Amicales des Anciens des 52e et 252e Régiments d'Infanterie. Il en est nommé président de l'Amicale Lyonnaise (siège social 54 bis rue Sala à Lyon).

Son activité l'amène à changer de domicile, rue Professeur Roux à Vénissieux, dans une maison individuelle. Il est alors membre (n°2266) de l'Association des Officiers de Réserve de Lyon et de la 14ème Région (19 Place Bellecour à Lyon). Puis, il va devenir le président de la Fédération Nationale des trois Amicales (parisienne, lyonnaise et provençale) Régimentaires (1939) de ces mêmes 52e et 252e d'Infanterie. Dans le cadre de ces Amicales, il sera notamment désigné pour raviver la flamme sous l'Arc de Triomphe le dimanche 18 avril 1949. Auparavant, le 7 août 1948, il a été fait Chevalier de la Légion d'honneur (numéro d'inscription 117886).

Il décède à Lyon le 27 mars 1953. Avant de mourir, il a eu le bonheur durant quelques mois de voir la maison avec son grand jardin que son fils Georges et son épouse, parents du donateur, ont pu acquérir au tout début des années 1950 dans la banlieue de Lyon. Sa veuve, Marthe, femme au foyer, décède le 7 avril 1970 à Lyon. Elle a vécu, très entourée, les dernières années de sa vie dans cette nouvelle maison, et c'est elle qui parlait à son petit-fils Jean de ce que son grand-père Ferdinand pouvait avoir fait tout au long des années de guerre. Alors que son mari militaire était appelé à vivre en garnison, souvent déplacé, le couple ne pouvait s'encombrer de beaucoup de meubles ou de trop nombreux objets. Il n'a jamais été propriétaire, toujours locataire. Cependant, et sans être collectionneur dans l'âme, il a rassemblé et conservé toute sa vie plusieurs centaines de cartes postales, et il l'a fait, disait son épouse, d'abord et surtout pour son fils Georges. Pour preuve une courte lettre écrite durant la guerre, le 23 février 1917, alors qu'il se trouvait entre Saint-Quentin et Laon avant d'arriver au Chemin des Dames, dans laquelle il s'adresse à son fils : « Si réellement il y a plusieurs timbres de même sur les cartes, tu peux en prendre un (le mot est souligné deux fois) mais pas davantage car ce serait dommage d'abîmer des cartes qui peuvent faire une belle collection ».

Georges Bonnefond fait toutes ses études à l'Institution Notre Dame de Valence dans la Drôme. Il se marie le 7 avril 1945 à Montélimar avec Renée Eloïse Bruel née le 6 septembre 1910 à Montélimar. Elle est la fille de Joseph Bruel né en 1874 et de Denise Debeaux née en 1880 qui tiennent à Montélimar un magasin de chaussures, « Au Chat Botté », situé à l'angle des rues Sainte Croix et 4 Alliances. En 1918, mon grand-père maternel Joseph qui disposait aussi d'un atelier de fabrication au cœur même de la ville va fournir à l'armée des milliers de paires de chaussures pour ses soldats (cité dans le livre de Marylène Marcel-Ponthier, « Montélimar et la Grand Guerre (1914-1924) La vie à l'arrière », page 201 (ISBN 2-9517053-6-0).

Georges Bonnefond va avoir une activité salariée durant plus de 40 ans. Commencée à partir de mai 1929 à la Société Chimique de Gerland, 49 rue de la République à Lyon, elle se poursuivra à la Manufacture Lyonnaise de Caoutchouc, 83 rue du 4 Août à Villeurbanne. Il y sera Ingénieur Technique aux Services Commerciaux des Produits Chimiques.

Toute sa vie, il fait beaucoup de photographies, noir et blanc et diapositives couleurs, de sa famille mais aussi des villes et des paysages qu'il était amené à découvrir au cours de ses très nombreux voyages professionnels à travers la France et à l'étranger, notamment en Italie. Il a toujours eu en lui ce besoin d'images qui lui venait de son enfance et peut-être de ces cartes postales très régulièrement envoyées par son père.

Histoire de la conservation

Ce fonds de cartes postales a été conservé par la famille Bonnefond durant de nombreuses décennies. Afin de sauvegarder ce bel ensemble, la famille a décidé de le donner aux Archives du Rhône.

Modalités d'entrées

Ce fonds est un don, entré aux Archives du Rhône en février 2019.

Présentation du contenu

Le fonds est constitué de deux ensembles principaux, des cartes postales de la France et de l'étranger et des cartes illustrées de correspondance, ainsi que de chromos publicitaires édités par la chocolaterie d'Aiguebelle (Drôme) et d'un petit album photographique illustrant la vie des Sœurs missionnaires de Notre-Dame des Apôtres (Vénissieux - Rhône) au Dahomey.

Évaluation, tris et éliminations, sort final

Aucune élimination n'a été pratiquée sur ce fonds, les quelques rares cartes en double ayant été conservées.

Accroissements

Le fonds ayant été intégralement donné par la famille Bonnefond, aucun accroissement n'est prévu.

Conditions d'accès

Sauf contraintes liées à l'état matériel, l'ensemble du fonds est librement communicable. L'ensemble des cartes postales a été numérisé et seule leur copie numérique est accessible.

Langue des unités documentaires

Les cartes postales et de correspondance sont essentiellement des cartes françaises, même si on trouve quelques cartes de l'Etranger. L'intégralité des textes manuscrits de correspondance est en revanche en français.

Cote/Cotes extrêmes

42Fi1-42Fi458

Date

1906-1922

Mots clés typologiques

Cote/Cotes extrêmes

42Fi51-42Fi382;42Fi456-42Fi458

Date

1906-1922

Cote/Cotes extrêmes

42Fi205-42Fi233

Date

s.d., [1911]

Mots clés lieux

Cote/Cotes extrêmes

42Fi224-42Fi229

Date

s.d., [1911]

Mots clés lieux

Caisse d'Epargne.

Cote/Cotes extrêmes

42Fi227

Date

s.d.

Caractéristiques physiques

NOIR ET BLANC

Présentation du contenu

Façade du bâtiment.

Mots clés matières